Exposition de Juliette Frescaline

Juliette Frescaline est une artiste française sculpteur sur métal de 51 ans basée en région parisienne qui travaille le détournement de la matière qu’est le fil de fer. De formation arts appliqués DMA métal à Olivier de Serres, elle développe sa technique en axant ses recherches sur la texture ressentie. Très sensible à la beauté ordinaire, elle va s’emparer du sujet afin que celui-ci soit au service de la recherche de matière, et que la matière serve en retour le sujet. Ni roi, ni valet, chacun s’appuie sur l’autre pour briller. Juliette Frescaline est à la croisée de l’artiste et des métiers d’art.

Il y a d’abord l’inspiration. Résolument végétale. Une façon particulière d’aiguiser son regard pour saisir ce qu’il peut y avoir d’infiniment captivant dans tout ce qui peuple notre quotidien. Il y a ensuite la matière originelle. Modeste par excellence. Fil de fer, soudés, point par point, à la flamme. Exercice de patience et épreuve de minutie. Il y a enfin le travail, qui jamais ne s’interrompt et qui va toujours explorant de nouvelles pistes : après le fil, la plaque. Après le métal nu, la corrosion. Après la structure pure, la texture.

Autre ondulation : celle des herbes des champs qui bordent le chemin qu’emprunte chaque jour Juliette pour se rendre à son atelier, car elle l’affirme : « Il est nécessaire et peut-être même urgent de retrouver cette capacité à s’émerveiller de la beauté qui existe en chaque chose, même les plus ordinaires. » Fil directeur d’une œuvre qui interroge le pouvoir du regard : « S’arrêter, observer. Ce qui est important, c’est ce que l’on contemple, et ce que l’on en fait. La chose regardée nous laisse-t-elle indemne ou nous modifie-t-elle ? Laisse-t-on ce que l’on voit avoir un certain poids sur nos existences, ou bien passons-nous notre route, indifférents, sans prendre le temps de nous poser ? »
Cette exposition, réintroduit la nature à l’intérieur des murs de cette église et propose une nouvelle lecture d’un dialogue entre art et sacré. Il ne s’agit plus de maîtriser, mais de cohabiter, non plus d’opposer l’artifice au sauvage, mais de les faire résonner. Les herbes, oiseaux et autre animal sauvage, les matières organiques réinterprétées en métal : chaque œuvre devient un pont entre deux mondes, une invitation à repenser notre place dans l’espace. Elles rappellent que l’homme, en cherchant à maîtriser le monde, ne fait que dessiner les contours d’un échange éternel. Ici, la nature n’est plus l’ennemi à vaincre, ni même un décor silencieux : elle devient actrice, complice. Les murs, témoins de siècles de prière accueillent désormais les bruissements du vent, les formes organiques qui s’insinuent dans l’architecture, comme pour rappeler que toute création humaine est éphémère et qu’elle porte en elle la trace de la nature — et que toute nature, une fois regardée différemment, peut retrouver sa place originel.

Où trouver ses œuvres : galerie Courcelle, Paris, galerie Deletaille, Belgique, Tint gallery, USA, Homo Faber, Venise

Icone

Le coin des infos pratiques


Du samedi 10 octobre 2026 au dimanche 08 novembre 2026 de 14h00 à 18h00

Adresse : Eglise de Aube, AUBE 61270

Téléphone filaire : 02 33 84 11 45
Téléphone filaire : 02 33 24 12 40

Tarifs

Tarif
Gratuit

Gallerie d’images